| Joueb.com
Envie de crйer un weblog ? |
ViaBloga
Le nec plus ultra pour crйer un site web. |
J'ai lu un livre, ya quelques mois environ, dont l'auteur faisait une fixation sur le brouillard. Il recensait tous les types dans des citations littйraires, ya celui dans lequel les phares de la voiture s'emmкlent lorsqu'elle descend la colline, et aussi le brouillard des matins d'йtй qui sent l'herbe fraоche, celui des soirйes suffocantes oщ on ne distingue plus les numйros des portes des maisons alors qu'on marche sur le trottoir... Зa me revient, c'йtait un livre de Baricco, que je n'ai d'ailleurs pas lu plus qu'а moitiй, il me tapait sur les nerfs avec ses millions de citations et son style pseudo intello qui se la joue. Je sais, il est douй bla bla bla. C'est peut-кtre а cause de la faзon dont on me l'a prйsentй :
Pseudo-hippie: Qu'est-ce que tu lis?
Blueyes: Bah le roman des jardins... (et puis j'ai pas le droit d'кtre quйtaine?)
Pseudo-hippie: Euh, Jardin, il est tellement mauvais! Ah non, le seul auteur du vingtiиme siиcle qui va marquer l'histoire c'est Baricco, j'en parlais а la prof de littйrature justement ya quelques jours, et elle disait qu'elle йtait tout а fait d'accord avec moi...
Alors le Baricco, il avait la barre haute, et je partais surtout а la recherche de points sur lesquels le descendre en flammes pour riposter а Pseudo-hippie. Au final, зa n'a rien donnй, parce que ce gars, summum de modestie, n'est pas trиs sensible а un argument tel que "Ya beau кtre super recherchй et bien йcrit, c'est pйdant comme c'est pas possible".
Bref, lui, il parlait du brouillard de la mйmoire. C'est vrai qu'il y avait des bouts plutфt jolis. "Hum, aie-je couchй avec ma secrйtaire d'а peine vingt ans". Mais bon. Зa rachиte pas tout.
Celui que je connais le mieux (et le moins) reste tout de mкme le mien. Bien йpais, dense а souhait, vous ne serez pas dйзus.
Pour moi, le brouillard, c'est surtout tenter de savoir jusqu'oщ je peux aller en essayant d'en sortir.
C'est peut-кtre pas trиs clair. C'est qu'il y a peut-кtre une jolie falaise au bout du "chemin", impossible de prйvoir. J'ai tendance а sauter а pieds joints dans ce genre de truc/connerie, dans une certaine mesure, tout en stressant d'avance quant aux consйquences de ma prochaine imbйcillitй.
Anyway. Je voudrais йcrire sur chйri, mais je sais pas trop dans quelle mesure je peux me le permettre. Son franзais n'est pas vraiment au point, mais il venait (vient?) bel et bien sur mon blog. "Of course i'll give you space, I don't have to know everything". Ouais tu parles. Je me permets un peu de ressentiment ici, parce qu'а lui je n'ai rien reprochй. Oщ а peine. З'aurait йtй une excuse d'enfant pour me mettre en colиre, on est plus vieux, on s'assume, on assume ses йcrits et on ne fait plus de crises du genre "T'as fouillй dans mes trucs". Mais mais mais, j'aime bien avoir mon espace quand mкme.
Hier, c'йtait dimanche et puis il faisait beau. Pouah, c'est d'une banalitй. En mкme temps, j'adore, cette phrase est du tonnerre. Hier, c'йtait dimanche et il faisait beau. Alors, on s'est ramassйs cinq ou six et on est allйs aux tamtams sur la montagne. C'est bien, parce que mкme si зa sonne mentalitй "cliques hippies", ya vraiment toute sorte de monde. Eh oui, mкme les gens qui s'illustrent comme йtant "open" sont sйlectifs. Si tu t'habilles pas dans les friperies, out. That's the door coco. Enfin, on se rend lа-bas quelques-uns, on arrкte а l'йpicerie s'acheter une caisse de biиre, on s'installe а l'ombre d'un arbre. On boit, on fume, on joue un peu au foot. Puis on dйcide de monter la montagne du cфtй falaise, cette fois-ci, je suis trop dans mon monde pour avoir le temps d'avoir peur et vouloir rebrousser chemin (ma premiиre tentative, il y a quelques mois, n'avait pas йtй trиs concluante). Ah, tiens, je suis rendue en haut. C'est tu pas joli. Et j'ai а peine entendu l'autre, lа, qui disait "C'est lа que je me suis pйtй la gueule la semaine derniиre, osti que je me suis fait mal". Et il parle de fumer un joint en redescendant, ben oui, on va tous se le passer, une main accrochйe а la falaise pendant que l'autre tient le joint.
Зa reste sympa, on s'est promenйs dans les bois. J'йtais toute sale, en plein milieu de la gang de gars qui, eux, avaient l'air tout frais. La classe. Зa m'apprendra а me coucher partout а terre. On est redescendus au centre-ville rencontrer d'autres personnes et aller manger un morceau de dessert, pour finalement partir sans laisser de pourboire а la serveuse parce qu'elle n'avait pas voulu nous vendre un gateau au complet. Non mais. Pauvre fille... On s'est finalement achetй (encore) а boire dans un dйpanneur et on a marchй jusqu'а un grand parc. C'йtait un peu surrйaliste, comme journйe.
Je me rappelle que B., plus tфt, en montant la montagne, йtait sur l'acide. Il est allй dans les bois pour revenir une seconde plus tard, en ricanant un peu. Des fois, je comprends pas ce gars. Un peu plus et je l'appellerais ma ptite junkie, mais d'un autre cфtй, il est tout а fait prйsent mentalement, doux comme un agneau et au courant de tellement de choses. Juste pour зa, j'oserais pas lui faire la morale. Mais du coup, il a passй le reste de la journйe а nous botter les fesses (Aller! On a juste montй la montagne une fois, moi je la remonterais bien encore trois autres fois!! -Ouais c'est зa, ta gueule- Aller Blueyes, lиve toi, je te tire lа hop!- Pff).
J'ai bien aimй le parc. On s'est assis au bord de l'eau pour prendre une biиre. On a jasй, et а les commentaires salaces des gars m'ont bien fait rйaliser que j'йtais la seule fille dans un groupe de mвввles. Ils ont au moins eu la dйcence de ne pas regarder dans mon dйcolletй, mais c'est bien la seule chose qu'on m'ait йpargnйe... Dieu! J'aurais pas voulu entrer dans ce groupe-lа en йtant la blonde de quelqu'un, je crois que j'en aurais gardй des sйquelles psychologiques pour le reste de ma vie. On a fini par se percher dans des jeux d'enfants, а grimper des petits murs d'escalade et а glisser dans des toboggans. Je ne me rappelle plus trop ce qu'on a pu dire, on s'est lancй des craquelins par la tкte en tout cas sur fond de "fuck moi je travaille demain"... J'aime bien кtre immature parfois, зa fait du bien.
Dissйquer des journйes, зa ne me mиne nul part. Ces temps-ci, je n'arrive plus а saisir l'important dans ma ptite vie. Il y aurait tant d'autres choses а conter, plusieurs soupers bien arrosйs, des amis aux yeux vides qui se couchent dans la rue sans vouloir bouger. La chaleur de la ville, le voyage en Autriche bientфt. J'aurais voulu faire une escale а Paris.
Je pourrais parler de mon obsession sur les juifs hassidiques. Sur les juifs en gйnйral, les hassidiques en particulier. Je ne sais pas trop d'oщ зa me vient, une fringale littйraire comme une autre j'imagine, ou le fait d'en avoir cфtoyй beaucoup "dans le Nord", comme on dit ici.
Mais зa ne mиne pas bien loin non plus.
Je me force, je fais vraiment des efforts. J'ai l'impression d'essayer de faire йclater un bouton pas encore mыr. Vous savez, il est tout rouge mais pas encore blanc, зa fait mal quand on presse et c'est tout pour rien, parce qu'il va falloir recommencer le lendemain ou le surlendemain vu que rien ne sort? Bah voilа, l'йcriture, aujourd'hui, c'est exactement зa.
Alors pour faire un lien un peu foireux avec le dйbut de mon article, voici: je suis dans le brouillard, end of the story.
Commentaires :
|
La nomade |
:-)
|
|
Blueyes 11-06-07
à 23:43 |
Re:Ouh, la premiиre! ;)
|
à 23:39